mardi 9 avril 2019

Trouver un médecin de famille au Québec...


Votre délai d'attente est estimé à 457 jours... Cela vous rappelle-t’il quelque chose? Du genre: "Votre appel est important pour nous, veuillez patienter..."? Attendriez-vous 457 jours au téléphone avant de pouvoir parler à quelqu'un dont votre santé en dépend? 

Dans un précédent billet, j'avais largement discuté à quel point notre système de santé était verrouillé par une logique d'allongement indu des files d'attente afin de garantir un volume maximal de patients et donc de facturation aux médecins au Canada. En gonflant leur salaire, bien qu'en les faisant travailler des horaires de fou dans le but d'abattre un maximum de clients, cela leur permet tout même de se garantir un salaire très enviable qui le dissuaderait de quitter pour les États-Unis. Réduisant du même coup tout espoir d'une quelconque conversation un temps soit peu humaine sur son état de santé au-delà des 5 mins et en se faisant répondre que par des grognements d'un médecin fourbu attaché à 10 000 à 12 000 usagers du système de santé. L'autre effet pervers d'une telle raréfaction volontaire des ressources médicales, c'est la quasi-impossibilité de dénicher un médecin de famille, alors qu'au même moment sont baissées les admissions en médecine, car le ministre-médecin craignait de former des médecins-chômeurs.

Quelles solutions restent-ils pour les 30% de la population québécoise sans couverture médicale? Car après tout, comment pourrait-on empêcher plus de 2 millions de personnes de s'empêcher de tomber malade? Aller engorger les urgences des hôpitaux en quête d'un médecin au pris de 12hres à 24hres de temps perdu? Se déplacer dans une autre province ou même à l'étranger? Ne paie-t'on pas suffisamment d'impôt et de taxes au Québec pour se payer tous les services nécessaires près de notre domicile?

Pour les mathématiciens en vous, vous avez sans doute fait le ratio et 457 jours équivaut environ à 1 an et 3 mois, et ce n'est qu'une moyenne.... Combien d'entre-vous attendez depuis déjà plus de 2 ans, 3 ans...?



Sources:
Inscription auprès d'un médecin de famille
Rémunération à l’acte: un modèle à revoir
Le diagnostic du père de l’assurance maladie
Des médecins plus riches et moins productifs, selon une étude 
Les Québécois se font de plus en plus soigner à l'extérieur
Des médecins torpillent Rendez-vous santé Québec
Gaétan Barrette coupe le nombre de futurs médecins 

lundi 11 février 2019

18 000 rêves jetés à la poubelle!


La récente décision du gouvernent Legault et de son ministre Simon Jolin-Barette de proposer la loi 9 dans le but d'éliminer le passif des 18 000 dossiers d'immigration en cours d'approbation pour le Québec et d'exiger le pouvoir d'exiger une localisation de ville de résidence pour les nouveaux arrivants est littéralement abject et me fait craindre pour mes propres droits.

D’abord, dans cette réforme, on y trouve le loufoque. On ne peut totalement jeter la pierre, car après tout, qui n’a pas rêvé un jour, dans une situation où il se trouve devant un surplus de travail dépassant l’entendement, que de tout le jeter ou carrément d’y mettre le feu? Ça, on l’a déjà vu, notamment au cours d’une célèbre grève à Postes Canada... Un tel geste, tout de même, comment est-il possible qu’une telle chose se produise par l’action d’un gouvernement responsable via son administration publique: 18000 dossiers, n’est-ce que du papier qui traînait? On en donne même le coût, 19 millions, une bagatelle sur un budget dépassant les 60 milliards. Pour le calcul, au mieux à 1:1, 18 000 personnes que l'on empêche de travailler, n'est-pas pas autant de salaires perdus pour notre économie? Mais au-delà, de la paperasse et de l'argent, qu’en était le but sinon que de permettre à des gens de pouvoir vivre spécifiquement ici au Québec. Des gens? Donc, au bout de ces formulaires, des noms, des gens? Qui avait oublié que ce sont des gens, du monde: du vrai monde? Ils ont appris à nous parler, que notre français ce n’est pas nécessairement le même qu’en France, ils ont appris à nous connaître : de futurs citoyens qui vivent déjà ici parmi nous. Nombreux sont ceux qui attendent leur famille de pouvoir venir les rejoindre. 18 000 rêves brisés, autant de gens qui se sentent trahis, qui ressentent notre mépris : qui apprennent à nous haïr.


Je connais quand même assez bien l’histoire de notre pays, et la dernière fois que des lois aussi dures avaient été votées et appliquées aux immigrants, c’était afin de limiter et contrôler les flux de travailleurs asiatiques, principalement chinois et japonais. Taxés et proscrits, tout leur était limité, de la résidence au droit d'entrée et de sortie, et ce dans plus d’une centaine de lois et politiques fédérales et provinciales qui restreignaient leurs droits. On les a même taxé lors de leur traversée du pays en train, alors qu’ils allaient prêter main-forte en Europe lors de la Grande Guerre. Par contre, aujourd’hui, au 21ième siècle: comment une telle action à des conséquences à peine moindre peut-elle est commise avec notre maturité et en pleine connaissance de cause? Est-il réellement le même but de cette manœuvre : que pour obtenir une main-d’œuvre servile bonne pour les corporations qui les emploieront?

Et puis finalement, la notion d’immigration, de recevoir des gens pour qu’ils puissent vivre dans notre pays, cette idée même est sous-jacente à celle d’une certaine générosité. Et où est-elle désormais? Où en est le en prendre moins pour en prendre soin? Au surplus, en imposant à des nouveaux arrivants le lieu où ils doivent vivre, où est ce droit à la mobilité, à la liberté? Pourquoi l’imposer aux immigrants, cette main-d’œuvre de qualité dont nous avons tant besoin alors que nous nous trouvons en situation de plein emploi, et pas aux citoyens? Qui accepterait de tout quitter, que pour d’autres chaînes? 

Je m’oppose à cette mauvaise loi 9 tout autant pour les immigrants que par réciprocité des lois, un jour c'est eux, ensuite ce pourrait être nous. Une loi qui abolit les droits de demandes déposées pourtant antérieurement. Une loi qui ouvre des portes noires. Pour moi ou ma famille qui ne voulons être en rien déportés dans une autre ville, et ce, sur seul ordre du gouvernement. J'invite tout mes concitoyens à faire valoir leur voix qu'il n'y a pas d'individu de seconde zone dans ce pays!

http://www.assnat.qc.ca/fr/deputes/





Projet de loi sur l’immigration: grogne contre la décision de rejeter 18 000 dossiers
Ils voient leurs rêves jetés à la poubelle: des immigrants se sentent «trahis» par le Québec
Immigration : une loi qui tire plus vite que son ombre
Legault continue de défendre la réforme de l'immigration
Le voyage vers l'Europe
Loi de l’immigration chinoise
Immigration : Québec va contacter les 18 000 requérants évincés 
Moins du tiers des dossiers d’immigration au Québec traînent depuis plus de trois ans

lundi 14 janvier 2019

Quand vous en avez assez...


Vous en avez assez d'être les spectateurs et les victimes directes ou indirectes des propos et des agissements du gouvernement étasunien de Donald Trump qui nie les changements climatiques, s'en prend aux Afro-américains et aux Mexicains? Et bien à cela, les petits actes de révolte silencieuse peuvent vous apporter beaucoup de bien. Je m'explique.

Avec une vulgarité totalement assumée, s'il est pour moi un passage plus laborieux que d'autre est bien celui de la déjection du numéro 2 aux toilettes. Il fut un temps pas si lointain, où de retour de ma journée de travail, au soir, grâce à l'effet laxatif des comptes à payer reçu par la poste, tout en les sortant un à un de leur enveloppe: ce moyen excrétoire me procurait le meilleur des effets. Toutefois, cette époque est révolue à notre âge numérique où nous recevons nos factures de services essentiels de façon électronique. Je ne pensais plus jamais retrouver ce moment si libérateur...et ce jusqu'à ce que Donald Trump soit élu président des États-Unis. 

Depuis son arrivée et l'accumulation aggravée de scandales et de ses défécations verbales à tout va, je me suis procuré des rouleaux de papier de toilette à son effigie. À partir de là, mes épisodes de bouse ont retrouvé leurs joies oubliées. D'ailleurs, lorsqu'il me prend une envie: je dis désormais que je vais aller visiter Trump. Se torcher le cul sur son visage tout orangé, dès lors tout couvert de mes merdes, chacun de ces moments m'apportent une joie expiatrice.

Je ne saurais recommander davantage...