jeudi 15 février 2024

Nous manquons d'utopies?

 


Pour le petit billet d'humeur, deux nouvelles contradictoires qui sont venues se heurtées dans mon esprit depuis des jours. 

Cette annonce que 2023 est devenue l'année la plus chaude de tous les temps, le seuil +1,5'C a été atteint. Les traités climatiques visaient que ce plateau devait être atteint entre 2030 et 2035; et qu'ensuite, grâce à tous les préparatifs mondiaux, on maintiendrait ce quasi-point d’ébullition planétaire pendant 1 à 2 siècles. On trouvait même un compteur sur un site web pour venir nous encourager que d'ici 2030: le nécessaire serait accompli en chacun de nos États. Ensuite, notre Terre absorberait et convertirait tous nos gaz d’échappement pour revenir à son état de nature. Or, pas plus loin que notre Golf du St-Laurent: sa température a augmenté de 5'C. Y patrouillent désormais les requins blancs; à quand les crocodiles de Gaspésie? Ces données sont également confirmées par une toute récente étude de physiciens qui constatent l'effondrement du Courant Jet. 

Et là où j'ai commencé à me gratter sérieusement la caboche, un reportage comme quoi notre société manque d'utopie. Et oui, contrairement aux générations passées: nous manquons d'utopies. Est-ce générationnel et culturel? Étant membre de la génération "X", nous n'avons connu que des dystopies futuristes. Mon livre de chevet se trouve d'ailleurs être une histoire du courant cyberpunk. Excellent d'ailleurs.

Une utopie serait-elle de réaliser les mesures pour contrer et limiter les bouleversements climatiques?
 

 

 

mardi 13 février 2024

Février 2024, 2 ans de conflit à haute intensité en Ukraine

 

 

Suite à 2 ans de conflit à haute intensité en Ukraine, davantage d'anecdotes de guerre...

Un artilleur russkof s'est rendu compte que les obus tout neufs reçus des approvisionnements ne contenaient aucun explosif. Preuve à l'appui, il dévissa le détonateur et l'amorce, pointa sa caméra: et on voyait le fond métallique de l'obus, lisse et tout neuf. L'argent, c'est le nerf de la...?


Un paysan ukrainien de 58 ans de la région occupée de Kherson, sans doute peu instruit sur le matériel de guerre, il a été surpris, sans doute par un voisin, à utiliser des plaques de blindage réactif de char d'assaut comme surface de cuisson pour faire rôtir de la nourriture destinée à son troupeau. La police lui a confisqué en tout 38 blocs de blindage. Pour sa défense, il a plaidé l'innocence qu'elles se trouvaient dans son champ et qu'il n'a fait que leur trouver un nouvel usage. 


Un tankiste ukrainien éprouvait des problèmes techniques avec son T-72b3 de fabrication du pays des tsars. Son équipe ne pouvait le résoudre, et avec un certain amusement, il a alors contacté par téléphone la ligne de service. Il a non seulement été répondu, mais ça a permis de régler la fuite d'huile du compresseur. Y'a pas à dire, les russkofs ont le service à la clientèle à cœur.


Un des commandements du bon soldat: toujours se tenir à distance des blindés, à commencer par les siens. Des images surprenantes circulent de chars russkofs à la manœuvre écrasant leurs propres frères d'armes couchés au sol en tirailleur. Par inadvertance, on imagine.


L'armée du tsar ne perd pas ses repères en matières de passéisme. Les compagnies d'assaut disciplinaires uniquement destinées aux officiers sont de retour: avis à tous les gradés qui rechignent aux ordres...Le sort de chair à canon vous attend.


Dans toutes les guerres modernes, on trouvera toujours des vétérans qui survécurent à une explosion raté. La chance d'une vie a également sourie à deux russkofs planqués dans leur abri, alors qu'un drone kamikaze a foncé droit dedans. Le tout filmé par un drone de contrôle, un des troufions lance le drone hors de l'abri, en sort ensuite armé d'une pelle et fracasse ce qui reste de la carcasse du drone. Un second geste qui confirma sa chance, car pauvre demeuré: qui irait frapper un tube rempli d'explosif? Son camarade et lui en sont sortis indemnes.


Boîte noire d'une guerre, les mini-caméras transportés par les fantassins de l'armée du tsar sont une mine d'informations. Trouvées souvent suite à une attaque de drone ou un pilonnage d'artillerie, on voit des soldats mal équipés tentés désespérément de panser leurs blessures ou de sangler un garrot. À pure perte.


Les russkofs n'ont pas abandonné leur vieille méthode d'engager des repris de justices en tant que piétaille. Bien mal leur en prend lorsqu'ils les maltraitent. Une vidéo diffusée par de ces renégats qui ont battus leurs officiers en retour. On les voit tout déballer leurs méfaits alors que des troupes régulières montant un assaut afin de reprendre le dessus de la situation. Leur diffusion coupe, on ne connaît pas leur sort final.


En outre, depuis le début de l'intensification du conflit en 2022, ils n'ont pas hésité, et cela se poursuit depuis, à engager des mercenaires étrangers: en Syrie, notamment. Depuis, les forces armées ukrainiennes ont capturé des ressortissants népalais ainsi que de diverses origines africaines. Tous ont reçu la promesse du passeport et de la citoyenneté russe et tous furent envoyés en pâture aux mitrailleuses et à l'artillerie en guise de chair à canon. De belles promesses qui ne coûtent pas grand chose.


Boom immobilier dans les territoires occupés d'Ukraine. Les citoyens qui ont choisis de fuir l'armée du tsar, et qui laissèrent leur appartement ou leur maison derrière, et bien celles-ci sont mises en vente, même si le bâtiment est endommagé, par des agents immobiliers russkofs qui font miroiter ces belles occasions d'affaires à leurs compatriotes. À quand, la surprise du retour?


Autre guerre, même sacrifice, même héroïsme. Un soldat ukrainien qui a survécu à un dur assaut russe, seul autour de tout ses camarades qui ont succombé, décidé à ne pas tomber dans les mains de l'ennemi: il a contacté le commandement de batterie demander une salve sur sa position. 


Dans une nouvelle vidéo de plainte de soldats russkofs, ceux-ci réclamèrent que les uniformes récupérés sur les morts et les blessés de leur armée soient correctement lavés et désinfectés. Leurs linges puent et ils attrapent des maladies. Leur seul autre recours étant d'acheter eux-même leurs vêtements neufs, ce qu'ils rechignèrent, car leur maigre solde étaient plutôt destinée à leur famille.


Au cours de la Grande guerre, la nouvelle arme qu'était l'avion a donné lieu dans les armées des belligérants, et qui est demeurée depuis dans toutes les armées modernes: la création d'une armée de l'air. Les forces ukrainiennes ont créé une nouvelle branche: une armée de drone. Pas juste les drones aériens, terrestres également. Des premières tentatives en ce sens ont été rapportés avec succès.

 

Drôlerie digne d'un dessin animé, un soldat ruskoff planqué contre son blindé remarqua soudainement qu'il était visé par un drone aérien. Il prit les jambes à son cou et fit le tour du char. Le pilote de drone suivi sa trajectoire avec facilité jusqu'à sa position initiale pour ensuite exploser sur l'idiot.  

dimanche 10 décembre 2023

Guerre et paix en Ukraine




Autre époque, même combat de rats, aurait pu écrire Jünger. Les soldats ukrainiens en formation à l'étranger ont demandé d'être entraînés aux assauts de tranchés, en spécifiant que des carcasses putrides d'animaux morts y soient parsemées, afin de rajouter le réalisme de ce qui les attendront. Des drones patrouillent au-dessus de leurs têtes, en leur larguant des grenades factices, dans le but de leur inculquer le réflexe de se méfier des danger provenant des airs.

La drogue et la guerre: depuis les premiers conflits humains, l'on ne voit rarement l'une sans l'autre. Ce conflit russo-ukrainien n'y fera pas exception. Signe d'un moral en berne ou est-ce pour se donner le courage d'affronter la mort. Les témoignages d'indisciplines et d'usage de drogue se multiplient côté russe.

La guerre au 21ième siècle est informatisée. Au cours de l'assaut du restaurant Tsaska Okhota, les Ukrainiens ont pu tenir la ligne de front plusieurs semaines, car une position de mitrailleuse dominait le secteur et elle ôté la vie à des dizaines de ruskoffs. Ils ont bien tenté de bombarder cette tranchée, sans succès. Leurs assauts se sont répétés, jusqu'au jour triomphal où ils ont compris qu'aucun soldat ukrainien ne s'y battait depuis des jours. Les fantassins aux ordres de leur tsar avaient été mis en échec d'une mitrailleuse-drone qui était téléopérée depuis les arrières. L'aide décisive de la technologie qui a sauvé de nombreux Ukrainiens.

Des visages connus du monde criminel du pays des tsars refont périodiquement surface dans les médias. Comme un certain Denis Gorin, criminel mobilisé suite à son engagement volontaire pour aller combattre l'Ukraine. Il a pu revenir à la maison, avec un pardon en main. libre comme l'air. Il était détenu pour plusieurs meurtres et cannibalisme. 

Les ruskoffs ont-ils été sages à Noël? Si l'on en croit les opérateurs de drones ukrainiens, la réponse est oui. Ils ont décoré leurs drones avec soin aux couleurs de noël afin de leur livrer des cadeaux explosifs.

mercredi 27 septembre 2023

Absurdité de la guerre russe en Ukraine

 


Une poursuite du dernier billet. Cette guerre, toute autant absurde qu'elle ait été déclenchée, elle exacerbe le pire de l'Homme, tout autant que son cocasse... Tout ces faits ont été vus et entendus.


La définition même de chair à canon? Un fantassin russkof capturé suite à un assaut ukrainien a livré un témoignage qui est venu corroboré ce que de nombreux observateurs remarquaient. L'artillerie russkof, sous la supervision de drones, ils pilonnaient avec précision les arrières de leurs soldats afin qu'ils ne prennent pas la fuite.

Scène surréelle, à Izioum, autre ville martyre proche de Kharkiv. Parmi les décombres, se trouvait un piano abîmé. Surplombant le quartier, de cet immeuble crevé par les obus, un pianiste s'y assit et joua une mélodie. La musique, plus forte que les rockets?

Lors d'une autre guerre, afin de préparer correctement le débarquement du Jour J, et ne pas commettre les erreurs du raid de Dieppe, le renseignement anglais s'était mis à la recherche de toutes les photos de touristes possédés dans les familles en visite sur les plages françaises. De retour à la guerre d'Ukraine, les réseaux sociaux sont des décupleurs de forces pour un service de renseignement organisé. Tout débuta sans doute par la fierté d'un touriste russkof posant en maillot et torse bombé devant le fleuron du système de missiles S-400. La photo était géolocalisée. Une salve de missiles plus tard: 1,2 milliards $US de perte pour l'armée du tsar.

On ne peut rencontrer ce genre de situation qu'en Russie diriez-vous? Une scène filmée par une caméra de surveillance d'une porte d'entrée. Une mère accompagnée de ses 2 jeunes fils y sonne. Par sa droite, on aperçoit un vieux monsieur, habillé à moitié en militaire: en béret et arborant fièrement son 'Z'. On le présume vétéran. On n'entend pas les dires, mais on voit bien les gestes, le vieil homme semble vouloir montrer aux enfants comment se servir d'une grenade. La mère semble de plus en plus aux aguets pour sa progéniture. Alors à ce moment, le soldat d'un jour dégoupille une véritable grenade, sans doute conservée depuis ses jeunes jours, et la lance dans le jardin plus loin. Elle explose tout autant que cette mère de colère qui repart aussitôt avec ses enfants.

Des soldats ukrainiens pas en manque de créativité ont réalisé un espèce de pigeon en papier-mâché qu'ils ont juché sur un drone envoyé voler au-dessus d'une tranchée russe pour y "chier" une bombe. Qui avait dit que guerroyer n'était pas sans humour? 

Toutes les armées du monde sont les mêmes: il n'est pas rare que les soldats ukrainiens, en fouillant les effets personnels des russkofs morts, ils y trouvent une petite culotte en dentelle. Si c'est pas ça qu'on appelle se faire donner de l'espoir.

En parlant de...Un russkof, apercevant un drone approché, rampa autant qu'il a pu dans sa tranchée, jusqu'à l'épuisement. Ne pouvant rivaliser avec un tel engin à pleine vitesse, il s'est planqué dans un coin, a saisi une image sainte de sa poche et mis sa main pour protéger sa tête...Il a été bombardé quand même; dieu semble être du côté des Ukrainiens.

Je ne compte plus les unités russes qui se filment tous ensemble pour dénoncer: le manque chronique d'équipement, de support de leur hiérarchie directe, de la dureté des combats et de l'espérance de vie absurde au front dont les taux de pertes avouées avoisinent les 90%...Mais également de leurs épouses et copines à la maison sans nouvelles depuis des semaines et des mois qui font de même et qui en appellent directement à Poutine. Dieu est trop haut et le Tsar trop loin, disait-on en Russie d'alors.

Un peu comme cette recrue de la marine russe qui dénonçait publiquement le fait de s'être engagé sur un navire...non-existant: il s'est retrouvé au front ukrainien. Se faire monter en bateau, qu'on dirait au Québec!

Un peu de statistique? Au dernier décompte 1 soldat russe est mort pour chaque 48cm gagné à Bakhmout. Un ratio peu enviable inégalé depuis la Grande Guerre.

Les beuveries entre soldats sont une caractéristique du métier, ce l'est d'autant chez les russkofs. À Voronezh, bourgade non loin du front, 5 en sont mort lorsque qu'une échauffourée a éclatée et que l'un d'entre-eux a dégoupillé une grenade qui les a tous tués.
 

mercredi 6 septembre 2023

De la guerre et de ses absurdités

 

La guerre, poursuite de la politique par d'autres moyens? On ne cite plus guère Margaret Thatcher, même de son vivant, on pourrait blaguer. Pourtant, sur ses vieux jours, elle ne cessait de dire que Poutine voulait refonder l'URSS. À la lumière des derniers événements, où à nouveau des têtes nucléaires seront placés en Biélorussie: quel immédiat retour à la guerre froide! Cette guerre, toute autant absurde qu'elle soit déclenchée, elle exacerbe le pire de l'Homme, tout autant que son cocasse... Tout ces faits ont été vus et entendus.


Un prêtre orthodoxe de Russie s'est fait arrêté au volant de sa voiture de luxe. Il avait percuté plusieurs autres véhicules. Visiblement ivre, il a menacé le policier de se convertir à l'islam s'il était mis en arrestation. Ça tombe bien: l'islam interdit l'alcool.


Un officier ruskov tient fièrement par le bras un de ses subalternes blessés. Il porte un bandage à la tête, mais paraît assez saoul. Faisant fi de sa bravoure, son spuérieur lui promet publiquement qu'il ne reviendra pas vivant du prochain assaut en le traitant de lâche et en le frappant. 


En pleine canicule ukrainienne, un soldat n'ayant pas froid aux yeux, a pris position avec un RPG torse nu et en caleçon pour lâche une salve sur les positions russes. 


Trop vieux pour résister à Poutine? En banlieue de Moscou, un couple de retraités ont été arrêtés après avoir jeté un cocktail molotov sur un bureau de recrutement de l'armée. À St-Pétersbourg, un aîné a choisi lui aussi la résistance en utilisant son automobile comme un bélier. Plus extrême, à Kalouga un aîné de 77 ans a commis le même acte en menaçant ensuite de se faire sauté avec sa grenade. Ce fait n'est pas anecdotique, à Omsk, une vieille dame a mis le feu au bureau de l'armée de façon moins violentes, mais tout autant déterminée. Sur des images filmées par un cellulaire d'un passant, on voit un bureau de recrutement en train de brûler. Plus encore, on voit un jeune aux alentours de la vingtaine parler à une vieille dame, en sortir une bouteille, l'allumer, puis la lancer sur le brasier. La résistance intérieure intergénérationnelle russe?


Ces habitudes qui nous trahissent? Hélas, les ruskovs l'ont encore appris à leurs dépends. En Crimée, le commandant ordonnait toujours à la même heure et au même endroit à ses troupes de se réunir pour l'appel du jour. Un point de détail qui n'est pas passé inaperçu pour les opérateurs de drones ukrainiens qui les ont attendus le surlendemain au même endroit et à la même heure: plus de 200 morts et blessés.


À Kherson, même si la ville est séparé par un important fleuve, les russes bombardent sans cesse l'autre rive, et les drones ukrainiens, au lieu de s'attaquer aux chars, ils ont méthodiquement coulé tous les bateaux de plaisance afin qu'ils ne servent pas à l'ennemi.


La vue d'un drone suffit désormais au soldat pour lever les bras et se rendre. L'un d'eux s'est même fait guider hors de danger alors que ses ex-camarades lui tiraient dessus durant sa fuite...


Un paquebot devant débarqué nombre de voyageurs d'origine russe à quai: ils ont été accueillis par une foule de manifestants qui leur ont lancés tout de sorte de trucs, en sus des injures. Comme quoi, il ne fait jamais bon voyager avec des ruskovs.


Le chien, meilleur ami de l'homme? Un peleton de 5 soldats s'est retrouvé encerclé par les russkofs ont eu la bonne idée de se rationner, le temps que les renforts viennent pour les secourir. Ils avaient pour environ 3 jours de bouffe conditionnée. Toutefois, ils se sont concerter pour ne manger qu'un paquet par jour. Très vite, les denrées commencèrent à manquer: un biscuit était partagé par 3 soldats. Ils purent tenir 4 jours supplémentaires. C'était sans compter sur leur fidèle compagnon poilu, Zhuzha. Elle a commencé à déterrer des rations éparpillées et laissées par leurs ennemis. En 4 à 5 jours, elle a rapporté gentiment 4 paquets de rations afin qu'un soldat de son peloton lui ouvre pour qu'elle puisse avoir sa part. Sauf les bouts de salami, qu'elle se conservait jalousement. Ainsi, ils ont pu tenir 9 jours à ce régime...et à Zhuzha.


Lors d'un banquet de la fête de la marine russkof à Mariopol, un partisan ukrainien s'est infiltré pour assaisonné le buffet au cyanure et au pesticide. Les marins et leurs officiers y ont goûté, comme un dirait ici.


À Rostov, des images tournées en amateur montre un drone d'apparence civil survolé une rue achalandée de la ville. Cela a suffit pour causer une petite panique et les russkofs se sont mis à fuir dans les autres directions.


Au pont du Kertch, à la suite d'une enième vague de bombardement par drones en provenance d'Ukraine, un homme parmi une foule de vacanciers sur la plage voisine a filmé l'attaque et l'a diffusé sur internet. Malheureusement pour lui, cela est interdit en Russie. Il a non seulement été mis aux arrêts, mais a été forcé de se confesser devant la caméra, littéralement en bédaine et maillot de bain, qu'il regrettait d'avoir pris ces images qui nuisaient à l'effort de guerre.


Quoi de mieux qu'un bon repas pour remonter le moral? Des soldats russes ont été ravitaillés. Ils ont reçu quelques boîtes de conserves avec de la viande bouillie. L'ennui, c'est que la date d'expiration indiquait 2019. Même en 2023, des conserves demeurées intactes sont consommables. Ils ouvrirent leurs conserves comme ils purent, au couteau. Ils n'y ont trouvé que de l'eau; pas de viande.


En plein mois d'août, des soldats ukrainiens ont découvert un véhicule aux approches de Bakhmout. Macabre découverte: leur fouille a conclu très vite qu'il s'agissait d'un convoi de sacs mortuaires de russkofs, ils étaient dans leur sac en habits d'hiver. On imagine les odeurs de vieilles mitaines...


Preuve que la guerre n'est pas si populaire que ça en Russie, deux fantassins mobilisés racontèrent avoir vécu l’ostracisme, les regards réprobateurs et les quolibets peu flatteurs d'assassins lors de leur permission à Moscou. 


Comme tombé du ciel à Saratov, un camion rempli de 20 000 bouteilles de vodka a subi un accident. Il n'a pas fallu crier ciseau pour le temps que des russkofs bien soiffards se jettent sur sa cargaison, emportant le plus de bouteilles possibles, en n'oubliant pas de prendre une bonne rasade au passage.


Dans le même sujet, un jeune soiffard russkof éméché, tituba jusqu'à un monument à la gloire des héros de l'opération militaire spéciale pour y faire le coup du pompier. Malheureusement pour lui, il a été retrouvé par les autorités. En sus de sa peine, il a dû avouer son crime publiquement et offrir des excuses à son peuple.


La haine? Un comportement des Russes vis à vis de la guerre ne pourrait ne pas surprendre les gens de la génération du Viet-Nam. Le nombre d'agression envers les vétérans augmente. Il est difficile de savoir jusqu'à quel point, ni si ces vétérans n'étaient pas déjà trempés dans quelques louches affaires, mais dans de nombreuses villes on rapporte: insultes, passage à tabac, même un criblage de balles.


Deux soldats de l'armée de Poutine ont été repérés par drone en train de poser fièrement devant l'enseigne d'une ville occupée. N'en fallait pas plus pour qu'un obus leur tombe dessus. Ce fut leurs 15 minutes de gloire.


jeudi 16 février 2023

Trouver un médecin de famille au Québec... Suite et fin?

Ce billet fait suite à mon précédent (daté du 2019-04-09) où j'ironisais à peine quant au délai de prise en charge annoncé pour obtenir un médecin de famille. Il était alors estimé à 457 jours. Alors qu'en réalité, il dépasse aujourd'hui les 1403 jours. Un statisticien pourrait blaguer quant à la marge d'erreur de + ou - 1000 jours. Et je repose la question: combien d'entre-vous attendez depuis déjà plus de 3 ans, 4 ans, 5 ans? 

https://www.usinenouvelle.com/expo/img/panneau-d-information-vertical-merci-d-attendre-votre-tour-008572090-product_zoom.jpg

 

Faire la file dans une autre file?

Disons-le tout de suite: de crier de joie, de proclamer que oui, ma conjointe et moi avons désormais un médecin de famille, et bien ce serait tout faux. Parce que comme des milliers d'entre-vous, nous avons reçu une petite lettre nous redirigeant vers un GAP. Non, pas la marque de vêtements plus très à la mode, vers un Guichet d'Accès à la Première ligne. Autrement dit un numéro de téléphone, où on raconte notre problème de santé, ensuite l'infirmière selon son expérience et quelques mots-clefs fait le tri, et nous redirige vers un médecin en dernier recours à l'adresse indiquée et selon ses disponibilités. Toutes les méthodes d'auto-soin sont prodiguées et ultimement, si un rendez-vous était nécessaire, nous serions alors redirigés vers un physiothérapeute, un pharmacien ou un infirmier. C'est ça le GAP!


Et depuis 3 ans?

Je faisais alors grand état de notre réseau de la santé en déliquescence et qui n'est plus devenu qu'une salle d'attente à peine réseauté? Depuis 2019, il s'en est déroulé des événements... Bien entendu, en 2020, le Covid n'est pas passé inaperçu. Que s'est-il passé depuis? Est-ce que cette crise aura été un catalyseur de transformation des soins au Québec? On fait la place à la firme-conseil McKinsey, mais on refuse les agences d'infirmières. On fait plus de place à la médecine privée, mais les ordres de médecins ne comblent toujours pas leurs départs à la retraite. On refuse les médecins formés à l'étranger et on en forme moins dans nos universités. On titre à pleins journaux qu'un défi de recrutement titanesque attend le réseau de la santé, mais on n'aide personne à vouloir y rester travailler. Jusqu'où la fin de cette déliquescence?

Cette lettre est accompagné d'une FAQ, en toutes lettres: "Est-ce que je pourrai avoir un médecin de famille un jour?" Quelle question!





Sources:
https://www.usinenouvelle.com/expo/panneau-d-information-vertical-merci-d-a-p116558390.html

mardi 12 mai 2020

Les virus sont les fruits de notre environnement



Je ne comprends pas les réserves des élites occidentales par rapport au port du masque. C'est un essentiel qui va de pair avec le lavage des mains. Ça leur fait penser à la burka? Pensent-ils vraiment que c'est "loser" de mettre un masque? À qui s'intéresse à la pandémie, beaucoup de nouvelles sources sont disponibles. Il y a un tableau qui m'a heurté plus que nombre de courbes et de graphiques, il tient en ceci:

2008: Grippe aviaire
2010: Grippe porcine
2012: SRMO (MERS)
2014: Ebola (#2)
2016: Zika
2018: Ebola (#3)
2020: Covid19

C'est le rythme actuel des dernières épidémies! La même chose que tous les chercheurs que j’ai lu, tous pourraient bien faire les prophètes, toutefois face à ce tableau, on n'est plus étonné que pour eux une pandémie était imminente. La prochaine pandémie, ce n’était pas une question de quand, pas de si. Ce qui m'est apparu comme une espèce d'évidence, mais que je n'avais pas pleinement saisie, c'est que les humains ne sont pas une espèce d’exception au monde animal: les virus sont les fruits de notre environnement. On fait partie d’un tout. C'est seulement qu'aujourd'hui que je comprends vraiment ce qui se passe. Le rythme actuel des épidémies correspond à la cadence effréné de nos sociétés en quête de croissance. Les millions d’hectares de forêts tropicales qui sont rasés chaque année pour faire place à l’homme, pour l’élevage, pour l’agriculture ou pour des mines... Ces populations sont en contact avec la biodiversité qui se trouve dans ces milieux désormais endommagés, donc en contact avec des réservoirs potentiels d’agents infectieux. Dans certains pays, c’est une stratégie de réduction de la pauvreté. Les élevages, tout particulièrement, deviennent de formidables incubateurs. Ces gros élevages industriels sont par définition pauvres en diversité génétique. Ce sont des individus qui systématiquement toutes les mêmes faiblesses. Il ne reste qu'un vol de moustiques ou d'oiseau sans arbre pour se percher pour que les virus fassent le saut à l’humain. Les papillons, les girafes, les koalas: la biodiversité ce n'est pas juste pour faire joli. Il faudrait désormais la voir comme une barrière naturelle contre toutes les saletés qui y grouillent! Comme dans un épisode de South Park, très réussi d'ailleurs. On y revient donc... La protection de la biodiversité, quel travail inachevé! Pas étonnant que des gens disent que notre planète soit malade de nous, les humains.

Alors ici, dans nos pays, il y avait sûrement d'autres spécialistes que les infectiologues qui avait en main ce tableau?! Des recherches pour faire des suivis et de l’évaluation de zoonoses en Afrique ou en Asie: il y a peu de brevets à développer. En ce moment, l’argent, les subventions ne vont qu'aux champions industriels. Du financement pour de la recherche, quels revenus économiques? Quelle croissance? Malheureusement, toujours dans une logique bête: si ça ne sert à rien, alors on peut le couper...il y a des gens qui regardent où couper et ils voient qu’ils ont mis tant de millions de dollars sur quelque chose qui n’a pas servi. Donc au fil des ans, ils diminuent les fonds de prévoyance et, quand une épidémie arrive, il n’en reste quoi? C'était sans doute ce qui a freiné des investissements en prévention. Les gouvernements se retrouvent désormais dans un mode réaction à l'épidémie, alors pourtant que la prévention demeure toujours plus efficace, et moins coûteuse, que la réaction. Certain, comme Kobinger qui a travaillé sur l'Ébola, ils sont étonnés qu'avec un faible taux de mortalité 2%-8%, à quel point la société devient bloquée. En terme de vétérinaire, quand on doit mettre en quarantaine, il n’y a pas de sentiment. Tout cela est évidemment beaucoup plus compliqué chez les humains. Des questions économiques et politiques entrent en ligne de compte; des questions éthiques et légales aussi. Avec quels protocoles? On est en absence de protocole, carrément, oui! Qu’est-ce qu’on fait si un virus a 2 % de mortalité? Qu’est-ce qu’on fait s’il a 50 %, comme l'Ébola? Qu’est-ce qu’on fait si la population qui est principalement affectée est les moins de 5 ans? Sans un protocole déjà établi, comment accélérer une réponse clinique? Le cercle vicieux s'emballe... Ce qui a poussé à trop d’improvisation dans la réponse de chacun des pays. Sans parler de leur superbe coordination pour du matériel médical... Qu'est-ce que ce sera lorsqu'il y aura un vaccin?


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lundi 4 novembre 2019

Capitalisme par abonnement: la fin de la propriété?


Dématérialisation

Espace de stockage informatique nuagique, bonbons, gruau, peinture et figurines, rasoir, appareil photo, musique, films, automobile et jusqu'aux matelas: le développement du marché de l'abonnement, signe-t-il la fin de la propriété individuelle?

Force est de constater que beaucoup de ces objets et de ces biens qui saturent nos existences prennent aujourd’hui de moins en moins de place, physique et symbolique… La bibliothèque étendue sur des dizaines de rayons et alourdis de centaines de livres d’Aristote à Zola, face aux quelques grammes de la liseuse et ses milliers de livres. De même, la collection de cédéroms a été transformée en des abonnements à Deezer ou à Spotify, où pour quelques dollars, procure un accès illimité à toute la musique du monde. Quant à la voiture, remisée au garage, elle n’est plus exactement ce symbole de liberté et de puissance.  Les jeunes générations passent globalement moins le permis de conduire et la responsabilité d’une voiture, de son stationnement et de son entretien, est devenue une charge trop lourde, que concurrencent largement les systèmes d’autopartage et de covoiturage. La mise en contact des usagers ayant un besoin de voiture épisodique et des propriétaires, dont le véhicule reste trop souvent au garage devient donc une évidence : les uns profitent d’un service plus personnel et moins coûteux, tandis que les autres couvrent ainsi l’entretien de leur voiture.

On assiste à un découplage entre l’usage et la possession. Un phénomène attribuable non seulement à la conjonction de la crise économique et d’un souci écologique croissant, mais aussi à l’émergence de l’économie du partage. Elle porte avec elle l’idée que posséder un bien ne signifie plus nécessairement jouir de son appropriation individuelle.  Nous sommes ainsi passés d’un modèle où les biens avaient une valeur et où les services étaient gratuits à un modèle inverse : où les biens, souvent dématérialisés et dont le coût marginal approche zéro, ont perdu leur valeur, alors que les services et l’accès deviennent des mines d’or. Les entreprises d’échanges, de partage et de location, comme Communauto, Turo ou Airbnb, l’ont bien compris, qui permettent de louer sa voiture, sa maison, ses outils, de revendre… Ce qui est corroboré par les opinions où plus de 75% de la population dit privilégier l'usage à la possession, proportion particulièrement forte chez les moins de 40 ans.

L'abonnement, suite logique d'une économie d'usage où le service prime sur le bien, c’est surtout une véritable petite manne. Les consommateurs consacreraient environ 5% de l'ensemble de leurs dépenses aux abonnements, soit une moyenne de 200$ par mois. Seulement qu’en Europe, ces chiffres se multipliant, ce sont environ 46MM$ qui sont consacrés annuellement uniquement aux abonnements digitaux comme la musique et les vidéos.

D’un côté, l’abonnement est poussé par des motivations multiples, pratiques de consommation dites émergentes ou alternatives. Alors que de l’autre, souvent, c'est la seule façon d'accéder au service (exemple de Netflix). La « révolution numérique » a provoqué la dématérialisation de nos biens. Les jeunes générations aspirent moins à posséder un bien qu’à accéder à une expérience. Avec quelles conséquences ?

Intimité à louer

Le phénomène, c'est que la propriété perd du terrain partout, jusque dans ses recoins les plus intimes. Fruits des progrès de l’informatique, dans ce nouveau monde où Google, Facebook et Amazon veulent tout savoir de vos vies; pourquoi ce désir de vraiment savoir où vous êtes? Combat de multinationales de l’économie numérique, encore et toujours enchaînées à un système qui repose essentiellement sur la concurrence et la rentabilité, jusqu’à son prochain déclin? 

Dans une économie par abonnement, la propriété n’est plus constituée que par les biens qu’on possède mais des expériences qu’on partage. Ce nouveau modèle commercial de «plateforme» repose essentiellement sur la manière la plus efficace de monopoliser les données des citoyens, comme s’il s’agissait d’une matière première. Les internautes, en les leur soumettant, et ils le font généralement de «bon cœur» : elles permettent aux plateformes de répondre de façon personnalisée à leur besoin, ce qui était presque impossible à une telle échelle industrielle à l’époque du papier-crayon, sans automatisme informatique, sans Intelligence Artificielle qui vient corréler les millions de petites habitudes. Du même souffle, ces plateformes bénéficient d’une gigantesque aubaine, parce qu’avec cette présence de main-d’œuvre gratuite que constituent les internautes, en leur fournissant, plus ou moins innocemment, de par leur consommation de site web ou par les assistant «intelligents» qui écoutent systématiquement leurs conversations quotidiennes, nombre colossal de précieuses données privées que les plateformes peuvent engranger des revenus publicitaires considérables. D’où ce débat pour obtenir un revenu numérique pour les utilisateurs de celles-ci. 

Au-delà de la marchandisation de la vie privées des gens, tels leurs souvenirs photos alors que dès qu’elles sont publiées sur les différentes plateformes, elles s’en approprient directement la possession et le droit d’exploitation commercial. Ces expériences de vie, ces souvenirs, pourquoi n’appartiennent-ils plus aux personnes qui les ont vécus? À une autre époque, dans un monde rural, la notion de vie privée n’existait guère que dans les chaumières, et encore, car tout le village finissait par être au courant de tout. Avec l’arrivée des villes contemporaines et ensuite des mégapoles, les citoyens pouvaient se perdre dans la masse, devenir des numéros, être anonyme; avec les avantages et inconvénients que cela apportaient. Ce partage de nos vies sur les plateformes, à s’observer mutuellement, à se suivre, à se jalouser, à s’approuver mutuellement : est-ce un retour à une vie « rurale»? Chose certaine, depuis jadis, cette frénésie d’avoir, cette exigence n’a pas changé, elle s’est simplement transformée.

Capitalisme, je t’aime…

Que recouvre donc cette nouvelle idée de la troisième révolution industrielle en cours? Jeremy Rifkin, de dire: «En cherchant sans cesse une baisse des coûts de production et une augmentation de leur productivité par de nouvelles technologies, les géants de l’industrie y sont si bien parvenus qu’ils ont scié la branche sur laquelle ils étaient assis. […] Car la révolution technologique est telle aujourd’hui que le «coût marginal», soit le coût de production d’un objet une fois les coûts fixes absorbés, approche zéro, rendant tous ces biens non seulement abondants mais aussi virtuellement gratuits. Aujourd’hui, les secteurs de la musique, du film, de la presse, de l’édition, de la télévision, sont totalement désorganisés.» Donc, où les véritables producteurs de contenus, entre autre les artistes, et on l’aura entendu avec le véritable cri du cœur de Pierre Lapointe, ne touchent presque pas de redevances par rapport à l’écoute de leurs œuvres. Dans son cas précis, une pièce écoutée à 1M de reprise, ne lui a rapporté que ~500$, soit 0,0005$ l’écoute. Qui accepterait une fraction de cent comme salaire?

Les formules d'abonnements présentent donc de nombreux avantages pour les entrepreneurs: augmenter leur chiffre d'affaires s'ils apportent une plus grande valeur ajoutée grâce à des services complémentaires, établir un contact direct avec le client et s'assurer des revenus stables grâce à des contrats à long terme.

Elles ont beau se piquer d’apporter au capitalisme un sens social inédit, en réalité, pour ne pas trop contribuer aux finances publiques, elles pratiquent allègrement l’évasion fiscale. Assistons-nous donc à la fin de la propriété ou bien à sa concentration?

Sur le fond

Au cours d’une conférence web dont je n’arrive pas à retrouver le lien, j’avais été une première fois mis en perspective sur le sujet du capitalisme par abonnement. L’orateur faisait un parallèle avec les premiers humains. À l’époque où nous survivions de gibier et de mammouth et nous habitions dans des cavernes sans chauffage, sans eau courante et sans internet, nos lointains ancêtres devaient se contenter de ce qu’ils chassaient et cueillaient. Peu à peu ils ont su développer des techniques d’agriculture et d’élevage qui leur permirent d’avoir un apport saisonnier et constant en nourriture. Ils avaient semé, sans le savoir, la graine de notre civilisation actuelle.

Et là où il déployait son parallèle… À quoi bon courir les bois pour trouver des fruits, lorsque l’on peut trouver des graines et les planter, pour ensuite les récolter à chaque saison? Pourquoi à chaque trimestre devoir dénicher de nouveaux clients ou forcer les anciens à revenir, alors que l’on peut… Les fidéliser avec des pointages qui donnent ensuite accès à des coupons et tout ça pour manger du thon; les transformer en des «membres», même si ce en sont que de petits privilèges négligeables; les abonner, car nos services et produits ne sont pas accessibles autrement. Pourquoi créer de nouvelles œuvres, quand on a seulement à abonner les spectateurs à une série ou à une suite de films? Ainsi, à quoi bon chasser des animaux pour leur viande, alors que l’on peut les capturer dans des cages et les élever ensuite comme du bétail?

Pour pousser la réflexion plus loin, tout est bon dans une vache. On débite des quartiers et on prélève les chairs, pour les étals des supermarchés. On triture mécaniquement les bas-morceaux, pour les saucisses et les boulettes des chaînes de malbouffe. On retire la peau, pour son cuir. On récupère les os et les invendables pour les farines animales. Seuls, les excréments sont rejetés. L’internaute, tout est bon dans l’internaute. Découpé dans son ensemble, des sites qu’il consulte et qu’on suit à la trace avec les fichiers témoins : son adresse IP, sa localisation géographique, où il a mangé ce midi, où travaille-t’il? Qu’est-ce qu’il aime, avec qui il est ami? Selon son décalage horaire, les consulte-t’il de nuit? Il clique, est touchée alors la prime au référencement, le piso du commerçant qui veut se faire voir sur la planète Web, et où les premières places se paient chers. Est-ce des sites gênants ou est-il insomniaque? Des excréments? Pas de résidus : tout peut être conservé indéfiniment. Peut-on lui vendre des pilules dans notre galerie marchande? Ou d’autres abonnements à des sites de mieux-être? Référençons-le! Possède-t’il des animaux domestiques et lui proposé des abonnements pour des cadeaux à chien? Possède-t’il un véhicule, allons lire le contenu de ses courriels pour vérifier ses renouvellements d’assurances. Accrochons-le avec de la publicité ciblée! Qu’a-t’il dit à sa maman? À sa blonde? Parlait-il de lui offrir une montre? Pub! Son nom, son adresse… Son quartier, quel est la photo de son domicile? Son cellulaire, son assistant, on écoute ce qu’il se dit dans sa maison. Pour qui pourrait-il voté aux prochaines élections? Les services policiers nous demande toutes les preuves, nous les possédons toutes. Les abonnés, le bétail du nouveau siècle?



Références:

La colère de Pierre Lapointe
L'économie de l'abonnement signe-t-elle la fin de la propriété?
«Capitalisme de plateforme»: un capitalisme faussement social
Quand les jeunes n’achètent plus
Votre téléphone mobile vous écoute-t-il?

mardi 29 octobre 2019

L'Alberta et son séparatisme


Du point de vue du Québec, s'il est une chose qui fait sourire, c'est bien ce nouveau phénomène du séparatisme albertain. Il n'y a pas si longtemps, en plein surplus budgétaire, ils nous donnaient des leçon d'économie comme une bande de paysans avec une carte de crédit illimité...

Avec l'argent du pétrole, l'Alberta a tout dépensé en baisses d'impôt ou en chèque directement aux contribuables, le tout payé à même les revenus du pétrole, qui eux sont liés aux fluctuations du marché et qui demeure en quantité limité, car c'est une ressource non-renouvelable.

Et puis arriva leurs jours de malheur, le prix du brut dégringolant, aucunement préparée à la baisse du prix de la ressource, leur gouvernement se retrouve depuis dans le rouge. Au surplus, l'Alberta a un fond souverain famélique, autant pour atténuer l'inflation qui brûle leur économie que pour venir pérenniser leur richesse lorsque viendra le temps de l'après-pétrole.

La crisette! C'est la faute à tout le monde, sauf de leur mauvaise gestion. Quand ce n'est pas le Québec avec ses programmes sociaux, c'est l'Ontario qui n'y comprend rien, et quand ce n'est pas l'Ontario qui ne vote pas comme il faudrait, c'est le «dangereux» NPD ou au tour du parti Libéral qui «mijote des complots sadiques» contre l'Alberta.

En subvention directe au pétrole, l'Alberta reçoit 10MM$ par an, soit l'équivalent de 4 fois les sommes qu'ils clament verser injustement en péréquation à travers le Canada. Ils veulent réaliser l'indépendance? Enclavés et sans aide extérieure pour venir les renflouer, comment exporteront-ils leur pétrole le plus sale du monde? Juste une autre histoire pathétiquement humaine de gens désargentés qui brûleraient leur propre maison dans l'espoir d'en tirer de la compassion ou un bon prix? Ne pourraient-ils pas simplement gérer adéquatement leurs revenus de leur ressource, dont le prix est variable, et se préparer en conséquence, plutôt que de se comporter comme des enfants qui croient que la richesse est infinie et terminer en petites cigales braillardes?

Quant à la question de l'indépendance, n'en demeure pas moins qu'ils en ont bien sûr les pleins droits. Par exemple, le Québec ou l'Ontario étaient des états qui se sont librement associés afin de former l'entité qui était devenue le Canada. L'Alberta est une création juridique du Canada, faisant suite au nettoyage ethnique qu'à eu lieu dans l'Ouest afin de gagner en territoire sur les Métis francophones et d'y envoyer des paysans ukrainiens pour les peupler au nom du nouveau pays. L'Alberta est autant une province comme les autres et en bénéficie des mêmes droits que ses fondatrices. Mais plus que cela, ont-ils ce qu'il faut pour former un peuple ou ne cherchent-ils que des raisons pour se sauver avec leur argent qu'ils pensent être en danger? Au cours de l'histoire, la chose s'étaient déjà vue, comme pour Singapour, par exemple.


Références:
L’Alberta se prive de dizaines de milliards en taxation
#Wexit: Company says bots, aggregators boosted Alberta separatist movement on Twitter


jeudi 20 juin 2019

45 minutes de mensonge?



Pour la moyenne des gens de Québec qui ont déjà pris l'autobus au cours de leur jeunesse ou qui en sont des utilisateurs actifs, une affirmation a dû faire sursauter plus d'un... Le temps de 65mins en moyenne entre Charlesbourg et Sainte-Foy serait ramené à 45mins.

J'ai voulu cherché les réponses. En portant attention au tracé, je me suis aperçu qu'il était essentiellement le même que le Métrobus 801, soit 1 station tous les 70m, en moyenne. Tout ça pour un véhicule mesurant environ 30m. Aussitôt démarré, il devrait aussitôt arrêter. On pourrait alors se demander, pourquoi en s'entêtant sur le même tracer, penser qu'il pourrait en être différent avec un tramway?

Comment peut-on prétendre pouvoir compléter en 45mins un parcours de ~20-25km soit en étant arrêté minimalement de 2-5mins par arrêt de tramway, et ce pour 35 stations? Cette affirmation pourrait être démontée ou démolie par un écolier du primaire. Juste en temps d’attente, on atteint raisonnablement ~1h10-1h30! Autrement dit, ce temps de 45mins serait-il le «scénario idéal», soit : aucun arrêt entre le départ de Charlesbourg et l’arrêt à Ste-Foy? Or, la vitesse prévue du tramway devrait être comprise entre 15km/h et 30km/h. Vérification faite, compléter un trajet la distance projetée en kilomètres en tout ça 45mins exigerait de rouler, sans être arrêté par aucun feu rouge ni station, à la vitesse d'au moins ~35km/h. 

Comment peut-on alors nous faire miroiter un tel scénario? Sommes-nous dans la fausse publicité? Un délai moyen de 45 mins entre Charlesbourg et Sainte-Foy, y croyez-vous?



Voici la carte des stations du tramway de Québec
https://www.rtcquebec.ca/

jeudi 16 mai 2019

Le troisième lien des idiots


Alors que les études s'accumulent, depuis lors on connaît les chiffres des besoins autoroutiers dans la région de Québec. Le ministère des Transports du Québec (MTQ) précise que 31 000 véhicules empruntent les ponts Pierre-Laporte et de Québec d’ouest en ouest contre 21 000 d’est en est. Et dans ce groupe, seule une infime proportion d’automobilistes de la région de Québec, soit 2,3%, disent passer plus d’une heure dans leur véhicule à chaque jour pour se rendre au travail. Ainsi, Québec, incluant aussi la Rive-Sud, se classe alors au 29e rang des 35 grandes régions du pays au chapitre du temps passé en voiture, ex aequo avec Winnipeg et Saskatoon. À l'échelle du Québec, seule la région de Saguenay (2,1 %), arrive derrière Québec. Sur le ton de l'humour, l'Infoman l'avait dit: du trafic à Québec, il n'y en a pas!

Pour poursuivre le plaisir, faites rapidement le calcul, d'une moyenne de 2,3% de 21 000 véhicules donne 483. Ensuite, de ce nombre, divisez par la facture totale du coût évalué du projet. Afin d'ajouter une seconde perspective, toujours selon les études, l’allègement de la circulation ne dure que 3 à 5 ans. Des politiciens douteux essayerons bien d’étirer ces chiffres, mais la réalité rattrapera tout le monde: l’impact sur la "congestion" ne pourrait qu’être marginal. Dans ce cas, pourquoi dépenser environ 3 milliards de dollars pour les besoins critiques de seulement une poignée d'automobilistes et pour une durée aussi courte, d'autant plus que les frais d'emprunt et d'entretien du lien s'étaleront sur des générations.

Et pendant ce temps, que fait-on afin d'améliorer réellement la fluidité entre Québec et Lévis: rien en tout cas dans le but de relier les deux rives par tramway, le fameux projet de transport structurant... Et rien encore moins que rien sur le TGV dans le corridor de Québec-Windsor.


Photo tirée de Radio-Canada

Références:
Enquête Origine-Destination : Bonnardel défend tout de même un 3e lien à l'est
Portrait des déplacements dans la région de Québec
Région de Québec : 2,3 % des automobilistes mettent une heure et plus à se rendre au travail
Infoman, Épisode 30
Troisième lien à l’est: les arguments favorables mis à l’épreuve des faits

mardi 9 avril 2019

Trouver un médecin de famille au Québec...


Votre délai d'attente est estimé à 457 jours... Cela vous rappelle-t’il quelque chose? Du genre: "Votre appel est important pour nous, veuillez patienter..."? Attendriez-vous 457 jours au téléphone avant de pouvoir parler à quelqu'un dont votre santé en dépend? 

Dans un précédent billet, j'avais largement discuté à quel point notre système de santé était verrouillé par une logique d'allongement indu des files d'attente afin de garantir un volume maximal de patients et donc de facturation aux médecins au Canada. En gonflant leur salaire, bien qu'en les faisant travailler des horaires de fou dans le but d'abattre un maximum de clients, cela leur permet tout même de se garantir un salaire très enviable qui le dissuaderait de quitter pour les États-Unis. Réduisant du même coup tout espoir d'une quelconque conversation un temps soit peu humaine sur son état de santé au-delà des 5 mins et en se faisant répondre que par des grognements d'un médecin fourbu attaché à 10 000 à 12 000 usagers du système de santé. L'autre effet pervers d'une telle raréfaction volontaire des ressources médicales, c'est la quasi-impossibilité de dénicher un médecin de famille, alors qu'au même moment sont baissées les admissions en médecine, car le ministre-médecin craignait de former des médecins-chômeurs.

Quelles solutions restent-ils pour les 30% de la population québécoise sans couverture médicale? Car après tout, comment pourrait-on empêcher plus de 2 millions de personnes de s'empêcher de tomber malade? Aller engorger les urgences des hôpitaux en quête d'un médecin au pris de 12hres à 24hres de temps perdu? Se déplacer dans une autre province ou même à l'étranger? Ne paie-t'on pas suffisamment d'impôt et de taxes au Québec pour se payer tous les services nécessaires près de notre domicile?

Pour les mathématiciens en vous, vous avez sans doute fait le ratio et 457 jours équivaut environ à 1 an et 3 mois, et ce n'est qu'une moyenne.... Combien d'entre-vous attendez depuis déjà plus de 2 ans, 3 ans...?



Sources:
Inscription auprès d'un médecin de famille
Rémunération à l’acte: un modèle à revoir
Le diagnostic du père de l’assurance maladie
Des médecins plus riches et moins productifs, selon une étude 
Les Québécois se font de plus en plus soigner à l'extérieur
Des médecins torpillent Rendez-vous santé Québec
Gaétan Barrette coupe le nombre de futurs médecins 

lundi 11 février 2019

18 000 rêves jetés à la poubelle!


La récente décision du gouvernent Legault et de son ministre Simon Jolin-Barette de proposer la loi 9 dans le but d'éliminer le passif des 18 000 dossiers d'immigration en cours d'approbation pour le Québec et d'exiger le pouvoir d'exiger une localisation de ville de résidence pour les nouveaux arrivants est littéralement abject et me fait craindre pour mes propres droits.

D’abord, dans cette réforme, on y trouve le loufoque. On ne peut totalement jeter la pierre, car après tout, qui n’a pas rêvé un jour, dans une situation où il se trouve devant un surplus de travail dépassant l’entendement, que de tout le jeter ou carrément d’y mettre le feu? Ça, on l’a déjà vu, notamment au cours d’une célèbre grève à Postes Canada... Un tel geste, tout de même, comment est-il possible qu’une telle chose se produise par l’action d’un gouvernement responsable via son administration publique: 18000 dossiers, n’est-ce que du papier qui traînait? On en donne même le coût, 19 millions, une bagatelle sur un budget dépassant les 60 milliards. Pour le calcul, au mieux à 1:1, 18 000 personnes que l'on empêche de travailler, n'est-pas pas autant de salaires perdus pour notre économie? Mais au-delà, de la paperasse et de l'argent, qu’en était le but sinon que de permettre à des gens de pouvoir vivre spécifiquement ici au Québec. Des gens? Donc, au bout de ces formulaires, des noms, des gens? Qui avait oublié que ce sont des gens, du monde: du vrai monde? Ils ont appris à nous parler, que notre français ce n’est pas nécessairement le même qu’en France, ils ont appris à nous connaître : de futurs citoyens qui vivent déjà ici parmi nous. Nombreux sont ceux qui attendent leur famille de pouvoir venir les rejoindre. 18 000 rêves brisés, autant de gens qui se sentent trahis, qui ressentent notre mépris : qui apprennent à nous haïr.


Je connais quand même assez bien l’histoire de notre pays, et la dernière fois que des lois aussi dures avaient été votées et appliquées aux immigrants, c’était afin de limiter et contrôler les flux de travailleurs asiatiques, principalement chinois et japonais. Taxés et proscrits, tout leur était limité, de la résidence au droit d'entrée et de sortie, et ce dans plus d’une centaine de lois et politiques fédérales et provinciales qui restreignaient leurs droits. On les a même taxé lors de leur traversée du pays en train, alors qu’ils allaient prêter main-forte en Europe lors de la Grande Guerre. Par contre, aujourd’hui, au 21ième siècle: comment une telle action à des conséquences à peine moindre peut-elle est commise avec notre maturité et en pleine connaissance de cause? Est-il réellement le même but de cette manœuvre : que pour obtenir une main-d’œuvre servile bonne pour les corporations qui les emploieront?

Et puis finalement, la notion d’immigration, de recevoir des gens pour qu’ils puissent vivre dans notre pays, cette idée même est sous-jacente à celle d’une certaine générosité. Et où est-elle désormais? Où en est le en prendre moins pour en prendre soin? Au surplus, en imposant à des nouveaux arrivants le lieu où ils doivent vivre, où est ce droit à la mobilité, à la liberté? Pourquoi l’imposer aux immigrants, cette main-d’œuvre de qualité dont nous avons tant besoin alors que nous nous trouvons en situation de plein emploi, et pas aux citoyens? Qui accepterait de tout quitter, que pour d’autres chaînes? 

Je m’oppose à cette mauvaise loi 9 tout autant pour les immigrants que par réciprocité des lois, un jour c'est eux, ensuite ce pourrait être nous. Une loi qui abolit les droits de demandes déposées pourtant antérieurement. Une loi qui ouvre des portes noires. Pour moi ou ma famille qui ne voulons être en rien déportés dans une autre ville, et ce, sur seul ordre du gouvernement. J'invite tout mes concitoyens à faire valoir leur voix qu'il n'y a pas d'individu de seconde zone dans ce pays!

http://www.assnat.qc.ca/fr/deputes/





Projet de loi sur l’immigration: grogne contre la décision de rejeter 18 000 dossiers
Ils voient leurs rêves jetés à la poubelle: des immigrants se sentent «trahis» par le Québec
Immigration : une loi qui tire plus vite que son ombre
Legault continue de défendre la réforme de l'immigration
Le voyage vers l'Europe
Loi de l’immigration chinoise
Immigration : Québec va contacter les 18 000 requérants évincés 
Moins du tiers des dossiers d’immigration au Québec traînent depuis plus de trois ans

lundi 14 janvier 2019

Quand vous en avez assez...


Vous en avez assez d'être les spectateurs et les victimes directes ou indirectes des propos et des agissements du gouvernement étasunien de Donald Trump qui nie les changements climatiques, s'en prend aux Afro-américains et aux Mexicains? Et bien à cela, les petits actes de révolte silencieuse peuvent vous apporter beaucoup de bien. Je m'explique.

Avec une vulgarité totalement assumée, s'il est pour moi un passage plus laborieux que d'autre est bien celui de la déjection du numéro 2 aux toilettes. Il fut un temps pas si lointain, où de retour de ma journée de travail, au soir, grâce à l'effet laxatif des comptes à payer reçu par la poste, tout en les sortant un à un de leur enveloppe: ce moyen excrétoire me procurait le meilleur des effets. Toutefois, cette époque est révolue à notre âge numérique où nous recevons nos factures de services essentiels de façon électronique. Je ne pensais plus jamais retrouver ce moment si libérateur...et ce jusqu'à ce que Donald Trump soit élu président des États-Unis. 

Depuis son arrivée et l'accumulation aggravée de scandales et de ses défécations verbales à tout va, je me suis procuré des rouleaux de papier de toilette à son effigie. À partir de là, mes épisodes de bouse ont retrouvé leurs joies oubliées. D'ailleurs, lorsqu'il me prend une envie: je dis désormais que je vais aller visiter Trump. Se torcher le cul sur son visage tout orangé, dès lors tout couvert de mes merdes, chacun de ces moments m'apportent une joie expiatrice.

Je ne saurais recommander davantage...

dimanche 21 janvier 2018

70 bougies pour le Fleurdelisé québécois




Le 21 janvier 1948 à 15hres s'éleva pour une première fois la bannière fleurdelisée depuis celle de la bannière de Carillon lors du Régime français. Au mât de l'Assemblée nationale du Québec, il y flotte depuis, remplaçant à jamais les symboles britanniques. Consacré par le gouvernement de Maurice Duplessis, le fleurdelisé devint ainsi le drapeau national du Québec. Le nouvel emblème fut rapidement adopté par les Québécois.

Toutefois, le fleurdelisé fut d'abord le fruit d’une protestation. En 1946, l’Assemblée législative du Québec demanda l’adoption d’un drapeau vraiment canadien. Le gouvernement fédéral refusa d’abandonner le Red Ensign britannique. Les partisans d’un drapeau québécois redoublèrent alors d’ardeur pour doter la province d’un emblème reflétant notre identité. Le 19 novembre 1946, le député indépendant de la circonscription de Québec, René Chaloult, inscrit une motion visant à doter le Québec d’un drapeau distinctif. Cependant,  Maurice Duplessis, n’acceptant pas qu’un membre de l’opposition puisse lui ravir la paternité d’un tel symbole, étant toujours à l’affût d’une occasion pour s’attribuer du mérite, il prit tout le monde par surprise le 21 janvier 1948, jour même où l’on allait voter la motion Chaloult: il consacra par un arrêté le fleurdelisé emblème officiel du Québec. Au moment où il annonça la nouvelle en Chambre, le drapeau flottait déjà à la tour centrale de l’hôtel du Parlement. ...Quelques semaines plus tard, Duplessis abolit la circonscription du député Chaloult, puis déclenchait des élections. L’effet fleurdelisé se fit sentir chez les électeurs, car l’Union nationale avait alors doublé son nombre de sièges à l’Assemblée nationale.

Dès son adoption en 1948, le drapeau national du Québec est accueilli très favorablement dans la population. En 1978, la Société Saint-Jean-Baptiste milite pour qu’une journée officielle du drapeau soit instaurée. Cette requête sera exaucée en 1998, dans le cadre du 50e anniversaire de l’emblème, le gouvernement du Québec décrète alors le 21 janvier comme jour du Drapeau.

Au cours des 70 dernières années, notre fleurdelisé est devenu le symbole par excellence de notre peuple et représente le Québec également à l’international. Bonne anniversaire!



Références:
70 ans pour le drapeau national du Québec
7 faits méconnus sur le drapeau du Québec
Le drapeau du Québec : symbole de fierté

jeudi 23 novembre 2017

C'est pas mangeable!



Depuis plusieurs années, nous avons constaté une baisse marqué de la qualité des repas servis dans les hôpitaux et les CHSLD au Québec. Une préoccupation présente également au Canada anglais, par ailleurs. Comment se fait-il que dans un pays latin, comme le nôtre, il est possible d'aussi mal manger?

Pour moi, le feu m'a été mis aux poudres lorsque avec ma conjointe, nous avons regardé l'émission l'Épicerie du 1er novembre 2017 dernier. On y parlait du virage de la nourriture biologique des Danois, suivi également dans leurs institutions sociales, comme les écoles, et les hôpitaux. La scène était surréaliste, car nous salivions devant de la nourriture servie aux aînés et aux patients dans les hôpitaux. Tous les intervenants danois interrogés mentionnaient que l'apport de nutriments est fondamental pour toute guérison, que la qualité alimentaire aide au moral, et que manger biologique aide également notre Terre. Et ça avait vraiment bon en plus!

À l'opposé, comment se fait-il que l'on mange mieux dans un refuge de sans-abri que dans un CHSLD? Comment se fait-il qu'au Canada, pourtant membre du G8, 45% des patients admis dans les services de chirurgie ont un apport insuffisant en vitamines, minéraux et autres nutriments nécessaires? Sommes-nous en train de régresser, où à l'époque de nos ancêtres, la ration alimentaire moyenne servie dans un hôpital correspondait à un seuil de malnutrition? Scientifiquement, ces carences alimentaires avérée affectent, bien entendu, la capacité à maintenir en santé les tissus et à conserver ses capacités fonctionnelles; et à cause de ces carences, les patients demeurent statistiquement hospitalisés durant deux ou trois jours de plus (en moyenne) que les patients qui n'en souffrent pas. Cela revient à un coût de 2000$ supplémentaire par hospitalisation. ...Il est vrai que le menu servis n'est pas prescrit par un médecin. Mais face à ces chiffres, ne serait-il pas autant important de considérer la qualité de l'alimentation que celle des médicaments?
Finalement, petit exercice. Voici deux plateaux repas, l'un servit dans un hôpital japonais, et l'autre, servit dans un hôpital québécois: lequel voudriez-vous vous régaler?




Sources:
Photo personnelle
Bien manger à l'hôpital

mercredi 22 novembre 2017

Diviser par zéro

 
On dit, mathématiquement, que lors d’une division qu’elle sert à déterminer le nombre de parts possibles, d'une taille déterminée à l'avance. Ainsi, si par exemple l’on s’attend à atteindre 10 à partir de 100, suffit de prendre 100÷10=10. Par contre, si l’on prend 1 et qu’on le divise en 10, soit 1÷10=0,1 (c’est-à-dire 1 dixième). Il est entendu que plus l’on divise un nombre, plus le nombre résultant devient infime...



Le même principe s’applique à la couverture médicale des Québécois, où le ministre de la Santé Gaétan Barrette ne semble pas connaître ce principe de la division. J’en prends pour preuve la récente sortie d’un parti d’opposition, qui dénonce le manque d'heure de services malgré la création des GMF. J’avais déjà (Le Réseau de la Santé québécois, malade de ses médecins?) largement décrié cette pratique de diviser le corps médical, alors déjà en sous-nombre pour notre population: ce qui revient à saupoudrer des médecins selon la mode ou les consignes à l’ordre du jour du ministère de la Santé. Du même fait, en les distribuant partout, il en manque donc partout. Et dès qu’ils sont sur places, on les étire, on les triture; des conditions de travail détestables...


Sources:
Monkeys as managers; the affects of Toxic Stress
Les cliniques de médecine familiale sont fermées la moitié du temps les soirs et week-ends

mardi 21 novembre 2017

Vieux-Québec en Chine

Le croyez-vous maintenant que vous lisez ces lignes, que des promoteurs chinois, dans la banlieu de Shanghai chercher à reconstituer le Vieux-Québec? Une reconstitution du Château Frontenac avec une vue sur… la mer de Chine. Voilà qui devrait être possible en 2022, dans la ville de Qidong.

Ainsi, après de grande capitale européenne comme Paris ou Londres, ou même Halstatt, voici désormais que Québec fera partie du paysage chinois. Un entrepreneur québécois est impliqué, pour le service-conseil. Le représentant du Québec en Chine Jean-François Lépine, également. Il était présent à l’inauguration de la ville d’inspiration québécoise, à la fin de l’été. Il rêve déjà de spectacles d’artistes québécois, et même de l’instauration de programmes universitaires chapeautés par l’Université Laval. « Aux compagnies au Québec, j’ai dit : intéressez-vous à ce projet-là, il y a peut-être des retombées pour vous », la ville sera donc surtout un lieu de consommation de la culture québécoise. « Nous voulons promouvoir la marque du Québec pour que davantage de Chinois s’y intéressent, pour qu’ils sachent qu’il y a une culture francophone et pour y attirer davantage de touristes ».

Par son entremise, la Ville de Québec a été mise dans le coup, sans qu’elle consente à un investissement dans le projet: « Si c’est bien fait, ça peut avoir un impact et du rayonnement pour la ville, attirer l’attention sur l’original ». Souhaitons-le également.


Sources:
Le Vieux-Québec, «made in China»
Made in China: European Clone Towns
World’s First Cloned Village in China is Now Open to Visitors

lundi 20 novembre 2017

UPAC contre les Intouchables


Nouvel épisode dans la corruption au parti Libéral du Québec, que cette arrestation d’un député, alors piégé par l'escouade anti-corruption. Il cherchait alors à obtenir des informations relatives aux enquêtes anti-corruption, et qu'allait-il en faire?

Cette arrestation « s’est avérée nécessaire » afin de « sécuriser des éléments de preuve » et d'empêcher que des infractions « continuent ou se répètent ». Le récit se corse sur le fait que le député Libéral en question fut lui-même un ancien policier, Guy Ouellette et dont son ancien patron, Robert Lafrenière, il est désormais devenu le chef de l'UPAC. Règlement de comptes entre anciens collègues?


Intouchables, les députés?

À en croire le Président de l'Assemblée nationale, Jacques Chagnon, dont vous me permettrez de citer: «Les méthodes qu'elle a employées [l'UPAC]  dénotent un manque flagrant de considération à l'endroit de l'Assemblée nationale. [...] Qu'on accuse ou qu'on s'excuse. Sinon, cette Assemblée devra prendre les moyens pour défendre les fondements mêmes de son existence. »; notre démocratie serait elle-même attaquée par le fait de cette arrestation. Parlait-il réellement en notre nom? Car lui-même, ancien ministre Libéral sous Jean Charest aurait traîté aux mêmes fêtes organisées par Marc Bibeau où de l'argent sale aurait été transigé: craindrait-il lui-même d'être traduit devant une cours grâce à l'UPAC?


Qui croire? 

Face à la levée de boucliers et aux proclamations solennelles du président de l’Assemblée nationale, aux désirs d'une politique transparente et propre, la population québécoise est elle-même partagée : à qui faire confiance? Je ne cite que peu les sondages, mais celui-ci est intéressant: on constate une division quasi parfaite où 26% des répondants disent faire confiance au policier et 25% penchent plutôt du côté du député Libéral.

Entre-temps, le député de Chomedey s'est retiré de son caucus Libéral jusqu'à ce que le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) se prononce sur les suites de son arrestation.
Si nos députés n'étaient pas des corrompus, qu'auraient-ils à craindre de l'enquête de l'UPAC? L’Assemblée nationale se penche sur le projet de loi 107, qui vise à accorder plus de pouvoirs et d’indépendance à l’UPAC. J'incite donc tout mes concitoyens québécois à tout faire pour encourager cette unité de police anti-corruption à accomplir son devoir et de protéger contre le parasitisme de politiciens crasseux.


vendredi 10 novembre 2017

La passion de Van Gogh





Mon film de l’année, La passion de Van Gogh… Il faut que je vous en parle! J’ai pu le voir dans le cadre de la Semaine de l’animation, organisée par le Cinéma Le Clap. Ce long métrage est co-produit majoritairement par la Pologne (et  est un véritable bijou à contempler.

Le choix du réalisateur est de parler du peintre Vincent Van Gogh au travers de ses toiles. Chacun pourrait reconnaître son style inimitable, mais comme pour beaucoup d’entre-nous, je ne le connaissais que très peu. L’artiste, on le verra dans le film, peignait les lieux communs qui faisaient partie de son milieu de vie en suivant le héros parmi une partie des quelques 800 toiles laissées en héritage à l’humanité, sur les traces du maître et les circonstances de sa mort : on le suit avec passion au cours d'un parcours d’une beauté éblouissante et mémorable. Remontant aux circonstances troubles de sa mort, on ne peut être que torturé par la tristesse de l’artiste qui a combattu toute sa vie la dépression et la pauvreté. Ce film pour l’Art est à voir absolument, c’est un véritable hommage à un artiste unique de classe mondiale dans une farandole de couleurs dont on voudrait pouvoir arrêter chaque image pour pouvoir mieux admirer la bouche ouverte.

Sources :