lundi 29 août 2011

Les habillements du Colonel Kadhafi

Comme il est facile de dire n'importe quoi lorsque le pays est lointain: "À beau mentir qui vient de loin", comme dit l'adage. Loin de peser le pour ou le contre de la propagande de guerre: des gentils insurgés, mais soutenus par l'Otan; ou de Kadhafi défendant la terre de son peuple, mais qui était un dictateur... Je me permet plutôt de souligner à quel point cet homme, qui selon toutes vraisemblances a perdu le pouvoir, à quel point il s'est illustré avec panache dans le domaine...de l'habillement!

Et oui, le Colonel Kadhafi n'était pas que provocateur en mots envers l'Occident ou de ses confrères arabes trop complaisants avec les États-Unis, il aimait avoir les projecteurs braqués sur lui, et ses costumes étaient un très bon moyen de se faire valoir!

Voici que je vous reprends une compilation de Vanity Fair (magazine féminin du bon goût) des meilleurs habillements du colonel libyen.







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jeudi 18 août 2011

Les cassières

En ce jour de paye, je vous propose un second coup d'oeil sur les temples de la consommation moderne et sur leur principale main d'oeuvre: les cassières.

Qui imagine un supermarché ou un magasin à grande surface (MGS) sans caissière? Un informaticien peut-être avec la technologie de puce intégrée...Mais on en est pas encore là.

Les caissières. Qui sont ces personnes qui apprennent par coeur une foule de codes pour la caisse enregistreuse, comme la différence entre les 26 variétés de pommes, 13 sortes de courges, les 11 sortes de tomates, les 9 sortes d'oignons...le cerveau encombré, mais qui tentent tout de même de vous sourire? Comparée à ses collègues, comment fait-elle pour supporter ses cadences épinglées sur un tableau d'affichage du nombre de produits qu'elle doit scanner jour après jour: ~20 à la minute, toujours debout, pour un maigre salaire. Elle les endure...Ils sont pressés, fatigués, impatients; ils soupirent quand la caisse bloque; ils observent d'un air soupçonneux chaque fois que qu'elle scanne un article; leur parler de la carte de crédit du magasin; il faut examiner la plateforme inférieure de leur chariot où s'empilent parfois des achats afin de s'assurer qu'ils ne partent pas sans payer. Ces gens méchants...s'appellent les clients.


Et pourquoi travailler debout?

...Pourquoi ne pas demander un tabouret? Travailler debout est une tradition nord-américaine, car en Afrique, en Asie et en Europe, les caissières sont assises. Et la Loi? L'article 170 du règlement sur la santé et la sécurité précise que l'employeur doit fournir un tabouret «lorsque la nature du travail le permet». Ainsi les supermarchés refusent de fournir des bancs. Ils invoquent aussi les coûts, car il faut réaménager les postes de travail. Et la journée se termine de la même façon: mal aux dos, mal aux jambes, mal aux pieds. Les dommages à la santé sont réels. Les pieds enflent et les employés ressentent des douleurs aux jambes et au dos. Si les caissières pouvaient s'asseoir de temps en temps, les douleurs diminueraient. Travailler debout augmente aussi les risques d'artériosclérose, donc les risques d'accident vasculaire cérébral. Les mouvements répétitifs peuvent également provoquer des bursites.

Saviez-vous qu'être caissière c'est aussi être en milieu hostile? Deviendriez-vous cassiers ou caissières?


Article 1
Article 2
Blogue Tribulations d'une jeune caissière
Texte "Fâché noir contre l'épicerie



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jeudi 11 août 2011

Le monde caché des magasins à grande surface

En ce jour de paye, je vous propose un coup d'oeil sur les temples de la consommation moderne.

Depuis les Trente glorieuses, cette période jamais égalée de prospérité en Occident, une entité représente bien la société de consommation, qui bien que déjà présente dans les années 1920 avec les Années folles, a pris véritablement racine: les grandes surfaces commerciales. Les supermarchés en premier montrèrent la voie (eux-mêmes issus des grands magasins à enseigne comme Sears, La Baie, Eaton, Macy's), avec eux vinrent aussi tous les magasins à grande surface modernes comme Ikea ou Wall Mart.

Qu'est-ce qui explique leur réussite commerciale? Instinctivement, les gens répondront les bas prix. Mais il y a autre chose.

D'abord, il faut désorienter les consommateurs et faciliter leurs achats impulsifs. Il faut alors rendre son magasin non pas linénaire, mais permettre au consommateur de...s'y perdre...librement. Le tout, en exposant le plus possible ses produits. Il faut aussi savoir savamment groupé des articles afin non seulement donner une suite logique (les confitures à côté du rayon du pain), mais aussi pour favoriser l'achat impulsif: ce petit plus qui va dans les poches du commerçant. Les MGS (abréviation de...) s'y prennent très savamment, comme Wall Mart qui détient un des parcs informatiques les plus grands au monde, rivalisant avec celui de la défense américaine. Ce qui fait dire aux analystes que les supermarchés sont plus efficaces pour collecter des informations sur leurs clients que les meilleures agences de renseignement et qui est utilisée pour étudier les habitudes des consommateurs et maximiser leur nombre d’achats compulsifs. Les cartes de points sont aussi un extraordinaire outil de traçabilité des achats et de mise en marché directe et personnalisée aux clients.  Un truc pour cela, arrêtez-vous et regarder autours de vous et tenter de voir les agencements entre les produits dans une séquence d'achat. Regardez les gens les mettre dans leur panier. Vous comprendrez mieux alors comment cette recette fonctionne. Pourquoi les bonbons sont près de l'anti-moustique? ...Parce que les enfants piqués mangent des bonbons pour oublier qu'ils ont mal... Un parent le saura et achètera des bonbons prévoyant les douleurs de son enfant. Le parent ne voulait que du chasse-moustique, mais il a pris aussi des bonbons...Un petit plus rapidement gagné sans avoir forcé la main: "Comme ce magasin est pratique", dira-t'il. Ira-t'il même à être content de lui-même? Saura-t'il qu'il s'est fait gentiment berné...

Une manière classique pour faire baisser les prix est de baisser les salaires: des travailleurs du commerce,  mais aussi des fournisseurs, souvent dans des pays tropicaux étrangers dont la main d'oeuvre est à très bas coût (un ouvrier chinois ne gagnant en moyenne que 50¢ de l'heure). Tous ne bénéficiant que peu ou pas du tout d'avantages sociaux. Cela fait baisser les coûts d'exploitation et en parti les coûts d'achat des produits. L'autre ingrédient magique est celui de ne tenir aucun inventaire, mais de faire tomber cette responsabilité sur les fournisseurs. Atteindre parfaitement l'équilibre entre l'offre et la demande, sans avoir à sacrifier les prix pour baisser ses inventaires en entrepôt. C'est au fournisseur à qui il incombe alors de livrer à temps le nombre d'articles désirés en magasin afin que les rayons soient toujours remplis: pas plus, pas moins. Cela oblige aussi le fournisseur à livrer souvent et à ne produire en mode juste à temps afin de ne pas non plus se trouver les bras plein. Merveilleux, vous dites? C'est en fait désastreux pour tous les petits producteurs, notamment les agriculteurs.

Saviez-vous que vous êtes scrutés à votre insu? Rien à cacher? À qui ses renseignements peuvent aussi servir?

Quels sont les impacts de la délocalisation? Quels sont les impacts de l'utilisation à outrance des transports de marchandises dépendants de la propulsion aux hydrocarbures? Quels sont les impacts de la surconsommation?

Comment les travailleurs des supermarchés s'en sortent-ils?



Article 1
Article 2



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