vendredi 10 novembre 2017

La passion de Van Gogh





Mon film de l’année, La passion de Van Gogh… Il faut que je vous en parle! J’ai pu le voir dans le cadre de la Semaine de l’animation, organisée par le Cinéma Le Clap. Ce long métrage est co-produit majoritairement par la Pologne (et  est un véritable bijou à contempler.

Le choix du réalisateur est de parler du peintre Vincent Van Gogh au travers de ses toiles. Chacun pourrait reconnaître son style inimitable, mais comme pour beaucoup d’entre-nous, je ne le connaissais que très peu. L’artiste, on le verra dans le film, peignait les lieux communs qui faisaient partie de son milieu de vie en suivant le héros parmi une partie des quelques 800 toiles laissées en héritage à l’humanité, sur les traces du maître et les circonstances de sa mort : on le suit avec passion au cours d'un parcours d’une beauté éblouissante et mémorable. Remontant aux circonstances troubles de sa mort, on ne peut être que torturé par la tristesse de l’artiste qui a combattu toute sa vie la dépression et la pauvreté. Ce film pour l’Art est à voir absolument, c’est un véritable hommage à un artiste unique de classe mondiale dans une farandole de couleurs dont on voudrait pouvoir arrêter chaque image pour pouvoir mieux admirer la bouche ouverte.

Sources :

jeudi 9 novembre 2017

Le pays des glaces



Mise en situation. Vous êtes dans un jeu où vous gouvernez un pays. Le pays qui vous a été attribué est un pays nordique. Il comporte aussi le plus long littoral maritime du monde. Vous comptez également 2 puissants voisins qui convoitent vos ressources. Au surplus, devant surmonter des hivers longs de 4 à 6 mois, investiriez-vous dans une flotte de brise-glaces? 

Et bien à ce jeu, le gouvernement Trudeau perdrait! Parce que la flotte de brise-glaces canadienne est en état de décrépitude telle, qu’elle sera dans l’incapacité de libérer le pays des glaces : empêchant ainsi son commerce et la prospérité de ses industries. Dans sa non-prévoyance, le gouvernement fédéral en est réduit à faire appel à des armateurs privés, dotés que de remorqueurs, et pour ne dégager que les zones portuaires.

Ainsi, après la déliquescence de notre dispositif de notre surveillance aérienne maritime (Le gouvernement Harper néglige les frontières maritimes), voici désormais que nous serons bientôt dans l’incapacité de déglacer nos voies navigables? Reviendrons-nous à l’époque des ancêtres, où les moyens modernes n’étaient pas encore inventés, et nous obligeaient à «hiverner» durant toute la saison froide? Que deviendra notre pays s’il devient sinistré durant six mois par année?


Sources :

mardi 7 novembre 2017

La force des Saules

Dans une série de trois billets sur les petites forces insoupçonnées de la Nature qui peuvent transformer notre monde, en voici le dernier sur les saules.

L’importance des milieux humides est connue des scientifiques et du grand public. Ces habitats fragiles ont un grand rôle à jouer dans la nature. Entre autres, ils servent de filtre et ils aident de façon naturelle à la dépollution de l’eau douce.

Ce principe pourrait-il être utilisé pour traiter les eaux usées de nos villes? La réponses est oui! Dans le cadre de sa maîtrise, Xavier Lachapelle-Trouillard a constaté que la méthode est efficace pour les trois principaux contaminants organiques : l’azote, le phosphore et la matière organique. Comment faire? Il faut certes d'abord construire des canalisations afin d'acheminer les eaux usées vers la plantation de saules à croissance rapide. Croissance rapide? Les eaux usées sont utilisés comme nutriments: l’azote, le phosphore et les matières organiques stimulent la croissance des saules. Le choix du saule se justifiant par le fait que c’est une espèce qui pousse très vite sous nos latitudes nordiques et qu'elle n'est pas envahissante. Une fois poussés, les troncs des arbres qui ont été irrigués sont plus massifs et ils ont davantage de tiges. Ces avantages ne sont pas négligeables, car une fois récoltés, ces saules ont une valeur économique.

Ensuite, comme tout milieu humide, une portion de l’eau est évacuée dans l’atmosphère par évapotranspiration, le reste percole dans le sol: de l'aurea pure. Toutefois, un bassin de rétention est nécessaire pour stocker les eaux usées durant l’hiver. Mais une fois l’été venu, les résultats sont au rendez-vous.

Un projet déjà en démonstration à Saint-Roch-de-l’Achigan, depuis 2016. Les eaux usées irriguent une plantation de saules à croissance rapide dans le cadre du projet PhytovalP, une initiative de l’Institut de recherche en biologie végétale (IRBV) de l’Université de Montréal et de Polytechnique Montréal. Le tiers des municipalités québécoises, cette catégorie compte 242 municipalités, soient des villes de 300 à 800 habitants, elles auraient tout intérêt à utiliser cette méthode de traitement des eaux usées qui convient tout à fait à leurs besoins, pour des investissements minimes.

Tant de génie humain pour reproduire ce que la nature avait déjà compris?



Sources :
Des saules pour recycler les eaux usées